Thursday, February 26, 2009

Éducation bilingue


Jacques,

Mes quatre enfants vont à l'unique école francophone à Victoria -- comme vous savez surement c'est une belle petite ville très "English".

Eux aussi bénéficient d'ordinateurs de pointe. Ma plus petite bénéficie aussi de la maternelle à plein temps, luxe que ses petits amis anglophones n'ont pas. L'école vient d'être totalement rénovée avec une belle bibliothèque et un grand terrain de soccer. L'argent du fédéral destiné à l'éducation des petits francophones en situation minoritaire y est pour beaucoup.

Je suis très heureux d'entendre que les petits anglophones semblent être aussi bien traités en Estrie. L'éducation est essentielle pour l'épanouissement de populations minoritaires ou majoritaires. Je suis heureux de voir que le fédéral investi dans un tel épanouissement partout au pays pour les enfants qui sont membres de minorités linguistiques.

Je comprends beaucoup moins bien pourquoi ces investissements désolent les francophones en Estrie ou les anglophones dans l'ouest du Canada. Je ne vois aucune injustice là. Les populations majoritaires élisent les gouvernements provinciaux qui sont responsables pour les budgets dans le domaine de l'éducation. Le fédéral ne devrait certainement pas couper les investissements dans l'éducation des populations minoritaires par ce que la population majoritaire est (a) jalouse ou (b) vote pour des gouvernements qui n'accordent pas une priorité a l'éducation!

Je vois l'éducation comme un bon exemple des avantages du système de gouvernement fédéral: lorsqu'un palier de gouvernement fait défaut, on peut se tourner vers l'autre pour de l'aide! C'est certainement le cas pour les francophones en Colombie Britannique.

Un autre élément par contre pourrait avoir à faire avec l'efficacité de chacune des commission scolaire. J'ai de la difficulté à croire qu'une école francophone manque de fonds pour des "dictionnaires"! Selon votre exemple, je doute que le problème vient d'Ottawa.

En passant, j'apprécie beaucoup cet échange d'idées. Les subtilités de ton sont parfois difficile à capter sur le Net et je vous assure que je vous écris avec respect et sincérité!

David

Injustice?


Monsieur,


Vous avez trouvé mon texte déprimant; je ne le voulais qu'abscons et un peu moqueur.


Il y a tant d'injustices en ce beau grand Canada. Et je ne parle pas seulement de ce qui s'est passé dans le lointain passé. Je parle de celles qu'on perpétue. Pourquoi, par exemple, en Estrie, ma région où moins de 3 % d'anglophones habitent, le budget de l'éducation est presqu'aussi élevé dans le secteur anglais qu'en le français, ce qui a pour résultat que pendant que les petits francophones manquent de dictionnaires et même de grammaires, les petits anglophones sont dotés des ordinateurs de pointe les plus efficaces.


Peut-être n'est-ce pas là injustice. Peut-être cela dure depuis si longtemps qu'on ne s'en aperçoit plus. Mais quand on s'adonne à y penser, on trouve ça au moins humiliant. Vos concitoyens de Victoria endureraient-ils une telle gestion?


Jacques Dubreuil, Sherbrooke

Wednesday, February 25, 2009

Bâtir sa fierté...


En réponse à M. Jacques Dubreuil de Sherbrooke :


Aie, c'est déprimant comme vision!


Nous qui faisons partie de la minorité francophone en Amérique du nord devrions viser à nous épanouir, pas juste à survivre!

Certains Québécois francophones semblent s'enliser dans une stratégie axée sur la survivance derrière les murs de la citadelle québécoise. Cette stratégie contribue à la marginalisation de la francophonie sur notre continent.


Par exemple, je vis présentement à Victoria. Le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial contribuent de façon concrète à la vie quotidienne de notre communauté francophone. Ils nous aident à nous épanouir et à chercher des alliés non seulement dans la communauté francophone, mais aussi dans les communautés anglophones et francophiles. Dommage que le gouvernement du Québec ne partage pas la même vision ambitieuse -- les francophones partout sur notre continent en bénéficierait!


Si certains québécois ne se sentent pas « égaux » et son « complexé » en considérant que leurs concitoyens canadiens sont des « maîtres anglais », cela démontre que ces gens ont une petite vision et demeure sous l’influence des élites qu’y veulent profité de la séparation du Québec. Il n’y a pas au Canada « l’écrasement » du francophone. Cela est faux! Le Canada est l’exemple pour le monde que les minorités peuvent non seulement « survivre » mais s’épanouir et se propager. Il est temps qu’on gradue de la maternelle et que l’on reconnaisse que nous vivons dans le plus magnifique pays au monde ou nous avons tous notre place.


David, Victoria, CB

Tuesday, February 24, 2009

Racines historiques


Cher uni.ca


Si on oublie les racines historiques et l'attachement à la patrie, ce que tout Québécois devrait faire, je pense à ceux qui parlent français, reste la dignité humaine et les droits du citoyen, ce dont tout Québécois francophone devrait être privé, si je vous comprends bien car si les Québécois étaient libres, ils pourraient se sentir égaux à tout le monde sans complexe et rester eux-mêmes sans en demander la permission à personne, même à leurs maîtres anglais, alors que l'on sait très bien que la loi de la nature, c'est l'écrasement du plus faible. À preuve, l'histoire n'a jamais permis à aucune minorité de survivre.


Jacques Dubreuil, Sherbrooke, (Estrie), Qc